Rencontre avec le nouvel entraîneur de la première équipe
Après quatre saisons passées à la tête de l’équipe fanion du SHCB, Michel Koller a passé le témoin à son assistant Cédric Seuret. Rencontre avec le nouvel homme fort du SHCB
Après une année en tant que coach assistant, tu reprends désormais seul la tête du SHC La Baroche, qu’est-ce qui t’as motivé à accepter ce poste ?
L’année que j’ai passée en tant qu’assistant a été très bénéfique pour moi, j’ai pu apprendre a connaître les joueurs et surtout à prendre la mentalité très familiale et très sereine de La Baroche.
Ma motivation pour reprendre l’équipe est simple, c’était un objectif que je m’étais fixé il y a maintenant 4 ans lorsque j’ai quitté Courroux pour reprendre l’équipe active de Bassecourt. D’autre part, Mitch m’avait déjà demandé il y a deux saisons déjà d’être son assistant : je prends la chance qu’on me donne et je ferai tout pour redonner la confiance que l’on me donne.
Ce sera ta deuxième expérience d’entraîneur en Ligue nationale, comment l’abordes-tu ?
Je l’aborde de façon très sereine, je me sens à l’aise dans le club et je sens les joueurs motivés à faire des résultats. Je suis très fier d’être le coach de cette équipe, mais j’ai aussi un peu de stress, il faudra que je trouve très rapidement l’alignement idéal, mais de façon générale j’attends le début de saison avec une très grande impatience.
Pour toi, qu’est-ce qui est important pour que l’équipe tourne bien ?
Il y a plusieurs choses : la première c’est que tous les joueurs fassent des sacrifices pour l’équipe, que chacun mouille le maillot pour le club et pas seulement pour lui-même.
La deuxième c’est l’ambiance, elle doit être excellente sur la piste et en dehors. Et bien sûr la troisième, c’est une certaine discipline : il faut savoir se contrôler pendant les moments chauds et aussi les soirs d’avant match… Pour moi ce sont ces trois conditions qui feront notre réussite.
Quel bilan peut-on tirer de la saison 2009 ? Quels enseignements peut-on tirer pour faire mieux cette année ?
Le bilan, pour moi est bon (en tant qu’assistant), mais il aurait pu être encore meilleur ! Je pense notamment à la finale de Coupe perdue bêtement, car nous n’avons pas su gérer l’adversaire et surtout nos émotions.
La deuxième petite déception est l’élimination en demi-finale du championnat où là nous n’étions pas prêts mentalement et surtout physiquement. En bref, il faut que l’on travaille encore plus fort physiquement et mentalement, qu’on apprenne à ne pas baisser les bras lorsque l’équipe ne tourne pas.
A quoi va ressembler le SHC La Baroche version 2010 ? Quels seront ses points forts et ses points faibles ?
L
’équipe sera pratiquement la même cette saison : nous enregistrons les arrivés de deux joueurs : Thibault Fridez (Buix), qui a une très bonne vision du jeu et se bat sur chaque balle ainsi que David Erard, qui disputera sa première saison d’inline. Ce joueur a été meilleur pointeur du championnat de 2e ligue de hockey sur glace avec Uni Neuchâtel. Il a un sens du but incroyable. Nous avons aussi deux très bons gardiens, et des lignes qui seront équilibrées. Notre jeu sera axé sur l’offensive.
Les points forts, il y en a beaucoup : les joueurs se connaissent très bien, le fond de jeu est déjà là mais il sera remanié de manière à être encore meilleur. Nous avons deux très bons gardiens et des jeunes qui veulent pousser les anciens à se donner encore plus.
Des points faibles, il y en a aussi : la perte de Nicolas Schlüchter (arrêt de la compétition) et les départs de Christophe Beuchat pour Courroux et de Sébastien Mattioni pour Rossemaison. Physiquement nous ne sommes pas les plus fit, mais cela va être rectifié dès le début de la préparation ! le deuxième point faible, c’est le manque d’envie de se faire mal pour gagner lorsque l’équipe est malmenée.
Quels sont les objectifs du club ?
Pour moi c’est simple je veux disputer la finale du championnat et au minimum une demi-finale de Coupe! J’aimerais aussi gagner le trophée de la Coupe du Jura pour la troisième fois d’affilée: nous devons passer ces paliers si nous voulons être champion tôt ou tard.
Comment t’es venue la passion du skater ?
Avant de jouer au skater, j’ai joué au rink-hockey avec Delémont en LNB puis j’ai vu une équipe de jeunes qui jouaient à Bassecourt : je suis allé voir et j’ai essayé. C’est aussi avec ces jeunes que nous avons crée le club. J’ai gardé la cage de Bassecourt durant 4 ans et ensuite j’ai tenté l’aventure en LNB avec Courroux où j’ai fait partie de la première équipe durant 5 ans, avant de faire deux saisons en deuxième équipe.
J’ai commencé d’entraîner quand mon fils Dylan a commencé le skater : j’ai entraîné toutes les catégories à Courroux (minis, novices, juniors)durant 5 ans, puis j’ai eu envie d’entraîner des actifs : j’ai alors entraîné Bassecourt durant une saison en 1ère ligue, puis Fontenais en 1ère ligue et Buix en LNB lors de la saison 2008, avant de devenir l’assistant de Mitch Koller l’an dernier à La Baroche.
Quels sont tes meilleurs souvenirs en skater-hockey ?
J’ai quelques super souvenirs, par exemple les play-off avec Courroux , la 3ème place au tournoi de La Baroche avec Courroux….contre(le grand) La Baroche de l’époque ! Ma première victoire de Coupe du Jura avec le SHCB et les deux finales de Coupe Suisse la saison passée avec Baroche (juniors et actif).
En quoi est-ce différent d’entraîner une équipe junior (ou des plus jeunes encore) et une équipe active ?
Avec les jeunes, il faut travailler la base et la technique, ensuite plus ils grandissent plus il faut insister sur le physique, la tactique devient aussi importante, sans oublier les deux premiers éléments.
Avec des adultes, il faut travailler sans cesse la tactique, le physique et le mental. Les adultes sont plus vite en bas moralement que les jeunes.
Avec des actifs on travaille les détails pour être au top, mais je pense que les adultes devraient prendre exemple sur les plus jeunes : ils sont plus travailleurs et respectent mieux les consignes. Les actifs perdent plus vite la motivation.












